Du souk et des couleurs à Marrakech

Jet-set, ensoleillée, orientale, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire « la Perle du Sud ». Ces dernières années, Marrakech est devenue un lieu de villégiature incontournable.
Formule week-end, 4 jours, ou à la semaine, les points d’intérêts ne manquent pas. De la place Jemaa el-Fna, au jardin Majorelle, en passant par les ruelles labyrinthiques de la médina, sans omettre les entrelacs du souk… égarement garanti au pays des milles couleurs.

Jeux de piste dans la médina

Facile découverte que l’entrée de la vieille ville de Marrakech. Plus difficile est d’en sortir.
De l’avenue El Mouahidine, à la rue Koutoubia, il n’y a qu’un pas à faire. Mais traverser le flot quasi ininterrompu de mobylettes, scooters, voitures et autres calèches touristiques, relève de l’acrobatie. Après avoir terminé de jouer à « esquive les swings » (petites mobylettes de chez MBK), un autre jeu commence.
Une porte basse qui ne semble mener nulle part, voilà l’entrée du labyrinthe « médina ».
Littéralement, médina signifie vieille-ville. Pour les locaux, elle est une partie de l’ancienne ville. Pour le touriste, elle est la partie intégrée aux remparts.

À l’intérieur, riads, cafés terrasses, boutiques en tous genres. Tout se mêle, tout se trouve. La caverne d’Ali Baba n’a qu’à bien se tenir.

Marrakech art

Tajines de cuisson, tajines de décorations, tapis arabes, tapis berbères, textile, maroquinerie, épices, on ne sait plus ou donner de la tête…
…Ni trouver la sortie.

Jemaa el-Fnaa, l’incontournable

« La place des trépassés », ancienne place d’exécution publique, Jemaa el-Fnaa est aujourd’hui devenue le symbole de la ville et de la vie à Marrakech.
Inscrite depuis 2001 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par L’UNESCO, la place fascine par sa population hétéroclite. Au rythme de la journée, charmeurs de serpents, montreurs de singes, tatoueurs au henné, bonimenteurs, cracheurs de feu se succèdent.
L’animation est partout. Les vendeurs de jus d’orange pourraient presque passés inaperçus, si, leurs étales n’étaient pas si colorées. Si leurs appels pour appâter le chaland n’étaient pas si retentissants. Et, si leurs jus n’étaient pas si délicieux.

Jamaa el fnaa

Cuisine marocaine à l’horizon

Mis en appétit ? Pourquoi ne pas rester manger au milieu de la place Jemaa el-Fna ? Le soir, la place change de peau. Des dizaines d’étales font leurs apparitions. Chacune d’elles portant un numéro et un prénom.
À la « carte », foie de dromadaire, pieds de veau, tête de mouton, brochettes de kefta, tajines et bien d’autres choses toutes aussi succulentes.

Trop de monde, envie d’un peu de calme ? L’intime se trouve aussi aux abords de la place.
Sur deux, trois, voire quatre étages, des restaurants proposent à toutes heures de la journée, des repas typiques et traditionnels.

Passage du Prince Moulay Rachid, La perle du Sud, fait partie de ses adresses enivrantes.
À chaque étage de la maison il est possible de s’y restaurer. En gravissant la cinquantaine de marches qui rejoignent le toit du restaurant, la vue y est splendide, et le repas d’autant meilleur.
Pas si faim que ça finalement ? Pourquoi ne pas tenter une salade marocaine. Des poivrons, des tomates, des concombres, des oignons… tout pour la ligne.

Majorelle l’intemporel

Non loin du cœur bouillonnant de la vieille ville, le jardin Majorelle s’inscrit à lui seul comme un prétexte de séjour à Marrakech.
Plus de 300 espèces de plantes s’y côtoient (bananiers, bambous, aloès, cactus).
Jacques Majorelle, artiste peintre français du 20ème siècle y réalisa son atelier, sa maison, et y créa le bleu Majorelle (mélange de bleu outremer et cobalt) qui recouvre la quasi-totalité des murs du jardin.

Majorelle marrakech

Quelques années après sa mort, le jardin est racheté en 1980 puis restauré par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé. Leur objectif : « faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ».
Aujourd’hui, un mémorial trône en l’honneur de Yves Saint-Laurent au fond du jardin.

Univers Souk

Si la place Jemaa el Fna est le cœur de la médina, le souk en est sans conteste, son poumon.
Inévitable, tous les chemins de la vieille ville y mènent. Organisé en corporations, une vingtaine au totale, le souk a ses différents univers : vannier (souk Chouari), dinanderie (souk Attarine), tissus (souk Eloustat), tapis (souk Rabia)…

Souk marrakech

Même si aujourd’hui de nombreux produits sont importés d’Asie. Une grande majorité est issue de l’artisanat local. On dénombre pas moins de 40 000 artisans en service. Des mâalems (maîtres artisans), aux apprentis, en passant par les amines (responsable de corps de métier), c’est toute une institution séculaire qui régi le souk. Une institution qui se fera le plaisir d’accompagner, de conseiller, et surtout d’essayer de vendre à tout prix.
Ici, la négociation est reine. Les prix ne sont pas indiqués.
Babouches, épices, herbes aromatiques, verreries, pâtisseries, textile et tissus il ne reste plus qu’à faire son choix pour rentrer chez soi avec des souvenirs ou des cadeaux à offrir.

Marrakech